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Berlin, Avril 1945.
Les soviétiques encerclent la capital du Reich.
Il existe des moments dans l'histoire où la vérité surgit avec une violence telle qu'elle balaie d'un coup tous les mensonges patiemment construits par des années de propagande et d'endoctrinement.
Ces instants de révélation brutale, où les mythes s'effondrent sous le poids de la réalité, marquent souvent les tournants décisifs des civilisations.
L'un de ces moments eut lieu dans les profondeurs souterraines de Berlin, au cœur d'un bunker de béton armé, durant les derniers jours d'avril 1945.
En avril 1945, défendre la Pariser Platz relevait de la pure folie militaire, et tous les généraux encore lucides le savaient. D'un point de vue tactique, la place était indéfendable.
Sept jeunes hommes furent envoyés tenir le secteur nord de la place, celui qui faisait face à la Porte de Brandebourg, celui qui serait le dernier rempart symbolique avant que les Soviétiques ne plantent leur drapeau sur le monument. Sept volontaires qui croyaient encore aux discours, aux promesses, à la possibilité d'une victoire finale miraculeuse.
Konrad, dernier survivant d'une section décimée dans les combats de rue qui ensanglantaient alors la capitale du Reich, va faire son rapport directement auprès de Hitler dans le bunker.
Ce qui va se jouer dans ce bunker, c'est bien plus qu'une simple désillusion personnelle : c'est tout l'effondrement d'un système de valeurs fondé sur le mensonge et l'auto-intoxication collective.
Konrad, en découvrant la vérité sur son idole, découvre du même coup la vérité sur lui-même et sur sa génération. Il comprend que tous ses camarades morts au combat, que toutes ces familles détruites, que toute cette Europe en ruines ont été sacrifiés pour satisfaire les chimères d'un seul homme. Cette prise de conscience, nous la suivrons pas à pas, dans le détail psychologique le plus fin. Nous verrons comment s'opère, dans l'esprit d'un jeune homme, cette douloureuse transition entre l'illusion et la lucidité. Nous assisterons à cette mort symbolique qui précède toute renaissance intellectuelle : la mort de l'innocence manipulée, de la crédulité entretenue, de la foi aveugle en des valeurs frelatées. Et nous comprendrons, à travers ce cas particulier, comment des millions d'Allemands ont pu, eux aussi, découvrir l'ampleur de leur aveuglement. Car tel est bien l'enjeu de ce récit.
A la fin de cette histoire nous aurons l'occasion le lecteur et moi de discuter et au-delà d'approfondir les mécanismes des différents dictateurs et leurs modes de fonctionnement passés, présents et futurs. Mais comme je vous aime chère lecteur à la fin je vous réserverai un surprise après cette histoire et notre discussion. La surprise de la vie...de notre héros.
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